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COLLECTIF LA FOULE

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La Foule est un collectif d'artistes argentines travaillant et vivant à Paris.

Nous évoluons dans les arts visuels et vivants et nous nous exprimons à travers différentes techniques :  photographie, peinture, gravure, sculpture, collage et performances.

 

Le nom du collectif fait référence à la chanson « Que nadie sepa mi sufrir « (Que personne ne sache ma souffrance) composée par le musicien argentin Angel Cabral et immortalisée sous le nom de "La foule" par la chanteuse française Edith Piaf. 

Cette chanson témoigne de l’apport de la culture argentine dans la culture européenne, de plus, les deux versions ont pour sujet l'abandon et la souffrance, qui se trouvent être le lien du point de départ de notre premier projet ensemble.

Étant des artistes d’origine argentine, nous souhaitons comme ce chef d’œuvre musical promouvoir et établir un pont entre les deux cultures.

 

Le collectif La Foule vise donc à diffuser l'art en promouvant la diversité culturelle de l'Argentine en France, renforcer les liens qui nous unissent et établir un dialogue actif avec le public.

 

 

"LE FIL ROUGE"

Texte de Alejandra Paz, artiste/ curatrice

Le Collectif La Foule réunit trois artistes argentines pluridisciplinaires ayant trouvé un fil conducteur qui les lie : le rouge, pour couleur, le deuil, pour moteur. Elles ont quitté leur pays il y a plus de dix ans, pour différentes raisons et par différents moyens, pour refaire leurs vies en France. Laura Lago, Valéria Salmoral et Cécilia Garcia Riglos puisent dans les souvenirs du contexte politique dictatorial argentin et dans les expériences partagées de l’exil, pour témoigner d’une histoire personnelle et collective, dense. Pour ce faire, elles se retrouvent aujourd’hui dans leurs pratiques des arts visuels et vivants.

Par la déchirure, du départ de leurs défunts, de l’abandon de leur terre et de leurs familles, un processus de déracinement et de deuil se génère. La couleur rouge, prédominante dans la pratique de chacune, souligne symboliquement différentes valeurs qu’elles incarnent ou auxquelles elles se sont confrontées : la puissance, le pouvoir et la volonté couplés avec l’amour, la survie ou encore, la passion et le secret. Mais c’est en association avec le blanc ou le noir que nous pouvons mieux saisir l’intention derrière chacune de leurs œuvres. 

Nous contacter :

Mail collectif.lafoule@gmail.com

Tél. 06 24 64 73 78 / 06 26 38 76 35

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Laura Lago

Danseuse et photographe, s’initie à la peinture pour retrouver un corps-à-corps avec la matière. Démarche cathartique dans la continuité de son travail performatif, au-delà d’une expérimentation par le biais d’impulsions, ses tableaux témoignent de son appropriation de l’espace et de la matière : ce qui reste figé sur la toile atteste de ses états intérieurs dans l’atelier.

Laura travaille le rouge en association avec le noir et nous renvoie à l’obscurité de la scène au préambule et à la fin d’une représentation, à la mort, à la chambre noire et aux secrets. 

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Valeria Salmoral

Graveuse, peintre et sculptrice, concilie abstraction et figuration. Son univers renvoie aux paysages minéraux de son Salta natal, à la topographie de villes fantasmées et aux scénarios oniriques, cauchemardesques. Les formes rouges et noires qu’elle revisite à plat, avec un traitement brut de la matière, évoquent l’iconographie précolombienne. Grâce aux formes ressemblant à des ouvertures, elle met en place un jeu de la perception donnant sensation de pouvoir observer ou d’être observés. Cette démarche figure l’apparition ou la disparition d’un être, d’une blessure, d’un trauma. 

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Cecilia Garcia Riglos

Travaille le collage et l’assemblage à partir de tissus, images, lettres et objets divers, imbibés d’une charge émotionnelle et symbolique.

Telle une archéologue, elle s’aventure dans la mémoire familiale et collective pour faire transparaitre les vestiges et les blessures.

Très subtil, le rouge apparait dans son travail en association avec le blanc nous rappelant la chair. C’est avec une palette tendre, à tonalités rosacées, qu’elle adoucit des récits autour de la disparition, de la rupture et de la reconstitution d’une identité

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